Chili

Hey !

My world trip for Continents Insolites continues! After visiting Tanzania in Africa, let me show you my photos from Chile, South America. I would like to share with you these beautiful landscapes, so different between the south with ice, whales, and further the National Park Torres del Paine. Then the middle of the country, with the capital Santiago and the nice city of Valparaiso. And finally, the north with the awesome landscapes of Atacama desert. I hope you will love it! See you soon and thank you again for reading Mister Gü’s blog.

Je continue mon projet pour l’agence de voyages Continents Insolites qui m’emmène visiter les quatre coins du monde. Après la Tanzanie, j’ai eu la chance de découvrir le Chili, la seconde très belle étape de cette aventure hors norme ! Découvrez tout de suite le récit de mon voyage …

Le Chili est un pays vraiment original de par sa structure, toute en longueur ! On a l’habitude de dire que c’est le dernier pays avant « la fin du monde » car c’est le pays le plus au sud et le plus à l’ouest du continent sud américain. Présent sur trois continents — l’Amérique du Sud, l’Océanie et l’Antarctique — le Chili peut se définir comme un pays tricontinental. La capitale est Santiago du Chili. C’est le pays le plus développé d’Amérique latine et l’un des plus démocratiques. On y parle l’espagnol chilien, mais aussi des langues amérindiennes comme le runa simi, le mapudungun ou l’aymara, et une langue polynésienne, le vânaga rapanui (sur l’île de Pâques).

J’ai eu la chance de pouvoir visiter plusieurs régions du Chili et ainsi découvrir des paysages très différents, et j’ai commencé par la capitale, Santiago, accompagné d’un guide francophone et de mon guide Arnaud qui travaille en collaboration avec Continents Insolites pour Terra Chile ici au Chili. C’est une ville riche de son histoire, de sa culture et très intéressante à visiter pour comprendre le pays, car beaucoup de choses se sont décidées ici. Le grand tournant dans son histoire, et donc celle du Chili, a été la prise de pouvoir  en 1973 de Pinochet (aidé officieusement par la CIA et Nixon pour renverser le communiste Allende) et la mise en place d’une dictature jusqu’en 1990 ! Je vous invite à regarder le très bon film No sorti en 2013 pour en savoir un peu plus sur ce sujet. Aujourd’hui le Chili est sorti de toute cette période, et il est maintenant l’un des pays les plus prospères et les plus riches d’Amérique du Sud, beaucoup influencé par les Etats Unis, mais qui a su quand même garder son authenticité et ses racines. Les rues sont très colorées, certains murs sont décorés de très belles fresques. Nous croisons un clown de rue qui n’hesite pas à nous faire un show en plein milieu d’une rue bondée du centre. Au moins ici ça bouge et c’est vivant ! Très belle entrée en matière dans ce nouveau territoire !

Après cette première journée dans la capitale, Arnaud et moi prenons l’avion. Direction le sud du pays, avec une première escale à Puerto Montt puis l’arrivée à Punta Arenas. En espagnol, Punta signifie « pointe » et Arenas « sables ». Avant l’ouverture du canal de Panama en 1914, ce fut le principal port pour la navigation entre les océans Atlantique et Pacifique car les navires y étaient préparés pour le difficile passage du cap Horn. Nous sommes ici proche de l’Antarctique, et donc dans un climat sub-polaire… autant dire qu’il fait très froid et que le temps est très instable avec beaucoup de vent !

Arrivé ici, nous faisons un rapide tour de la ville (qui a des allures de far west chilien avant le pôle sud) avant d’embarquer en zodiac pour arriver sur l’hosteria San Isidro, une des dernières îles habitées au sud du continent, avec un phare abandonné qui donne une touche très typique à ce lieu. A cause du vent très violent et des conditions météorologiques nous resterons ici deux jours avec d’autres « naufragés », le temps de visiter de fond en comble cette île et de prendre des photos.

Nous avons embarqué sur notre bateau pour naviguer à travers le détroit de Magellan. Durant la traversée, nous passons le Cap Froward, l’extrême pointe du continent américain. La Cruz de los Mares nous salue du haut de sa falaise. Après 8 heures de navigation, nous avons la chance de voir des pingouins, des cormorans, des lions marins, mais surtout des baleines ! Sublime spectacle au milieu des glaciers. Nous accostons en fin de journée sur l’île Carlos III, un campement scientifique et écologique qui abrite un observatoire pour les baleines. Nous camperons une nuit dans les dômes d’habitations écologiques chauffés au feu de bois, avant de repartir le lendemain vers de nouvelles aventures…

Nous partons quelques temps après vers le célèbre Parc national Torres del Paine au coeur de la Patagonie. Cette région sauvage est commune au sud du Chili et de l’Argentine et pour l’anecdote, l’étymologie du mot  vient des premiers colons espagnols qui découvrent des traces de raquettes laissées par les hommes vivant ici, et croient alors à la présence de « géants ». Ils nomment donc ces terres la « Terre des Grands Pieds » avec pata (pied en espagnol). Les locaux étant pour le coup en moyenne plus grands que les espagnols de l’époque, l’expression restera. Des paysages époustouflants s’ouvrent à nos yeux : fjords, lacs, forêts et landes sont dominés par un gigantesque massif granitique. Ce parc fut créé en 1959 et déclaré réserve de biosphère, en 1978 par l’UNESCO. Ici cohabitent de nombreuses espèces d’oiseaux et de mammifères dont quelques pumas. Mais l’animal que nous observons le plus est le guanaco, une sous-espèce du lama qui n’a jamais été domestiqué par l’homme. Ils vivent en troupeaux et sont très craintifs. J’ai passé pas mal de temps à m’approcher d’eux pour obtenir de belles photos.

Je quitte ensuite la Patagonie pour changer complètement de région. Direction le nord du pays, seul désormais. Trois avions plus tard, me voilà arrivé à San Pedro d’Atacama, direction le désert. Le désert d’Atacama est un des déserts les plus arides du monde, coincé entre la fosse océanique d’Atacama et la Cordillère des Andes. A mon arrivée je passe un petit col à 3200 m qui me fait ressentir les premiers effets liés à l’altitude. En milieu d’après-midi, je fais route vers la Vallée de la Lune, composée d’un paysage grandiose de dunes et de montagnes calcaires extrêmement découpées. J’arpente un désert appelé las Tres Marias et une immense dune où vous j’attends le coucher du soleil, sublime depuis ce belvédère. Je réside là bas dans un complexe hôtelier situé dans un oasis en plein milieu du désert, une vraie expérience où je prends conscience de la sauvegarde de l’eau, une gestion compliquée et pourtant essentielle ici.

Le lendemain, je traverse un site pré-colonial en direction de Toconao. Sur le chemin nous tombons nez à nez avec de superbes lamas en liberté qui nous regardent fièrement du haut d’un petit monticule de terre en plein milieu de nulle part. Nous arrivons près d’un lieu rempli de pétroglyphes datant de plusieurs milliers d’années. Un pétroglyphe est un dessin symbolique gravé sur de la pierre. Le terme provient des mots grecs petros (ou petra) pour pierre et glyphein pour gravure. Ici sont généralement représentés des lamas, des oiseaux ou des hommes, mais aussi des animaux plus étranges, sortis de l’imagination des hommes de l’époque.

L’après midi, plus loin dans cette même région, je pars à la découverte du Salar de Tara. Complètement isolé, non loin des frontières bolivienne et argentine, on l’atteint après plusieurs heures de route et de piste dans des décors à couper le souffle à travers des lagunes, des volcans enneigés, des labyrinthe de rochers verticaux. J’ai la chance d’entrer dans un désert de sel, recouverts de cristaux, et bordé d’aux peu profondes où j’ai la chance de découvrir des flamants roses.

Pour finir mon voyage, je reprends des avions pour retourner vers la capitale. Je visite avant de repartir la ville de Valparaíso, littéralement en espagnol : Valle Paraíso [Vallée Paradis]. Cette ville est un assemblage de collines recouvertes de maisons aux couleurs variées qui donnent une allure très originale. Les habitants disposent de funiculaires, appelés ascensores, qui permettent d’accéder aux différents quartiers situés sur les collines de la ville. Elle et a été déclaré Patrimoine culturel de l’Humanité par l’UNESCO en 2003. Nous faisons un tour en bateau près du port pour profiter de la vue depuis la mer et nous avons la chance de passer tout près de lions de mer qui lézardent au soleil ! Je profite de la douceur de cette ambiance avant de reprendre deux avions qui me ramèneront à Paris, la tête pleine d’images et le sourire aux lèvres. Le Chili restera une destination inoubliable…

Rendez-vous prochainement pour la troisième étape de mon tour du monde pour le projet Continents Insolites.. Cette fois je découvrirai : l’Inde ! Je vous remercie encore une fois de me suivre sur le blog.

A très bientôt !

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About Mister Gü

Film Director & Photographer. 5 Vimeo Staff Pick Awards Winner. Co-founder of blacknegative studio. World Traveler.